Première partie

La première partie explore les tabous: sexualité, homosexualité, religion. Le cas central, Much Loved d’Ayouch, filme frontalement la prostitution interdit au Maroc, ovationné à Cannes. Ce décalage montre que ce n’est pas le sujet qui choque, mais la manière de le montrer, contrairement au cinéma iranien qui procède par effacement.


Deuxième partie

La deuxième partie analyse l’inverse : Maryam Touzani, dans Adam et Le Bleu du Caftan, construit une grammaire de la pudeur, gestes, silences, cadres obstrués, pour dire l’indicible. Bouanani écrit que chaque silence filmé lutte contre l’effacement. Naficy et Rancière montrent que la contrainte devient un cadre générateur de forme.


Troisième partie

La troisième partie interroge la réception : des films vivent plus en festivals qu’en salles marocaines. There Is No Evil de Rasoulof, primé à Berlin mais interdit en Iran, éclaire ce paradoxe. Au Maroc, on parle de régulation plutôt que censure. L’affaire Loubna Abidar montre que le vrai censeur est parfois le public.