Je ne sais plus ce que j’ai vu, lu, appris, retenu.
Je sais seulement que je crée.
Ce mémoire est né d’un traumatisme, entraînant une perte partielle de ma mémoire :
celle du souvenir ancien et nouveau, dans sa définition la plus large.
J’ai perdu le sens du mot retenir.
J’y interroge la mémoire et l’oubli et la manière dont ils façonnent la création.
J’y explore des mémoires qui ne sont pas toutes saturées de références.
Chacune est légitime comme source créative.
Connaître sa mémoire et la comprendre est essentiel pour pouvoir ensuite, composer intelligemment.
D’autant plus dans un monde où l’intelligence artificielle externalise la mémoire et où nous la préférons souvent à la nôtre.
Finalement la création révèle toujours la même vérité :
on ne crée jamais à partir de rien.
On crée.