GENÈSE DU PROJET
Je vous invite à découvrir ce journal, qui retrace la genèse de mon projet :
le choix du sujet, les recherches menées, l’histoire du lieu, ainsi que mon inspiration première, le théâtre.
LE PROJET
Je vous invite maintenant à observer l’axonométrie de mon projet, qui permet d’en avoir une lecture plus claire et globale :
Comme nous l’apprend le journal de la genèse, mon projet prend forme grâce à un système constructif en bois, inspirée du langage scénique.
Elle permet la création de variations de niveaux et de hauteurs.
Axonométrie de la logique constructive :
Je vous invite maintenant à observer les plans et la coupe, qui permettent de mieux comprendre la répartition générale des usages :
Le rez-de-chaussée concentre les fonctions principales du restaurant, depuis le parcours d’entrée jusqu’à la salle principale, en intégrant les espaces de service et les équipements techniques.
On retrouve notamment, à la sortie du couloir, un accès direct aux espaces de service, au local poubelles, au stockage et aux cuisines.
L’étage accueille des usages plus complémentaires et plus intimes avec la salle de jeu, l’espace privatisable, la loge des artistes…
La coupe permet de saisir les relations entre les niveaux, notamment autour du vide central, qui structure l’ensemble du projet.
L’entrée se fait depuis la rue Mazarine à travers une façade que je peins en monochrome rouge.
Sur cette façade se retrouve le menu affiché qui donne à voir ce qu’il se passe à l’intérieur en dévoilant un dîner qui semble se partager autour d’une table commune.
L’espace se prolonge ensuite par un long couloir, dans lequel on retrouve les photographies d’archives du lieu :
ce lieu étant depuis longtemps associé à la fête et à la restauration.
Ce couloir agit ainsi comme un seuil :
il permet de quitter progressivement la rue.
« POUR ME SENTIR BIEN DANS UN ESPACE, IL FAUT EN EFFET QUE JE PUISSE ALLER D’UN REPÈRE À L’AUTRE, HABITER AUSSI BIEN UN COIN QU’UNE PLATE-FORME. »
ROLAND BARTHES
On entre ensuite dans la grande salle principale, organisée autour d’un espace scénique central.
On retrouve de part et d’autre, 4 longues tables structurant l’espace.
En me détachant d’un décor folkorisant ou encombrant, mes volumes me permettent d’accueillir d’autres évènements en journée tel qu’un défilé.
le repas s’inspire des grandes scènes de buffet, où le repas était déjà une forme de spectacle.
Les volumes sont alors nappés, l’argenterie est disposée, et les serveurs sont répartis autour des différentes tables.
Chaque chaise est pensée comme un élément modulable par l’ajout d’un détail de bouton rouge qui permet soit de la détacher pour l’utiliser, soit de la dissimuler dans la continuité du volume.
J’ai pensé un menu unique organisé en cinq actes, comme un récit : l’exposition, l’intrigue, l’abondance, la descente et le dénouement.
Le menu change quatre fois par an, en fonction des saisons, afin de s’ancrer dans le rythme des produits et de renouveler l’expérience.
Presque tous les plats sont pensés pour être partagés :
les convives sont invités à expérimenter le repas comme un moment de partage.
Jusqu’au moment où les nappes disparaissent, les tables s’adaptent, et banquet bascule vers la fête.
Les volumes ne sont plus seulement mobilier :
ils deviennent entièrement habitables.
Et grâce à un jeu de lumières et à la présence des corps, l’espace va donc se transformer progressivement en un véritable lieu de fête.
Pour accéder à l’étage, j’ai aussi pensé l’escalier comme un espace habitable.
Il devient un lieu de transition, mais aussi un endroit où l’on peut s’écarter physiquement de la fête.
Il est habillé d’un luminaire en forme de lune, évoquant un élément scénique symbolique que mes volumes viennent cadrer et révéler.
À l’étage, la salle s’organise en balcon autour du vide central.
La couleur est une réponse à mon intention.
J’ai volontairement choisit des couleurs peu attendues dans l’univers du restaurant festif, justement parce qu’elles déstabilisent les repères habituels afin de favoriser une forme de lâcher-prise.


