Nous vivons à une époque où la qualité d’un projet se mesure de plus en plus souvent en termes d’impact visuel et de viralité : plus la visibilité est grande, plus la valeur est élevée. Pour ma part, je suis fermement convaincue que la qualité architecturale réside dans la capacité à susciter des émotions.
Avec cette formulation, j’entends étudier l’émotion comme un processus, non comme un résultat — un processus en plusieurs phases, qui se décline en axes : l’origine de l’intention émotionnelle du concepteur, les éléments formels qui lui donnent corps, sa perception par l’utilisateur, et l’écart entre intention et réception.
On traverse quatre déclinaisons de l’architecture en tant qu’expérience vécue : Eisenman déconstruit la perception (House VI) ; Parent réactive la conscience corps-espace via la diagonale (Maison Drusch) ; Zumthor vise le bien-être atmosphérique (Secular Retreat) ; Barragán évoque le bonheur par la lumière et la couleur (Casa Gilardi).


