Face à l'épuisement des ressources et à la multiplication d'objets devenus des boîtes noires irréparables, ce projet imagine un monde dystopique recouvert de Poussière.
Un groupe de survivants, réfugié sur le Mont Coudon (Var), descend piller les villes ensevelies devenues des mines urbaines. Sans route ni carburant, ils pratiquent un nomadisme de contrainte : la traction humaine remplace le moteur, chaque abri devant conjuguer légèreté et robustesse.
J'ai conçu cet abri autour d'un principe unique : le refus de l'assemblage irréversible. Aucune colle, aucune soudure uniquement des liaisons mécaniques, démontables et réparables par n'importe qui.
Ce projet est un miroir tendu à nos pratiques de designers : la durabilité ne dépend pas du matériau, mais de la possibilité de le réparer.