Ce mémoire analyse comment le design d'équipement façonne l'expérience de la randonnée, interface entre le corps en mouvement et le paysage.
Il dresse une généalogie technique de ces objets, de l'héritage militaire vers des solutions plus légères et ergonomiques, puis explore la réalité sensorielle et psychologique de l'effort, où le corps devient médium de perception. Une réflexion critique interroge enfin l'ambivalence de l'objet technique : s'il émancipe le marcheur, il risque aussi d'anesthésier son ressenti et de standardiser sa pratique.
La conclusion appelle à un design « juste » : des équipements réparables et lisibles, qui soutiennent l'autonomie sans effacer la vulnérabilité nécessaire à une connexion sensible avec la nature.