Cahaignes est un petit village de Normandie, situé à mi-chemin entre Évreux et Rouen, aux portes de l’Île-de-France.
Le domaine passe d’un jardin structuré et entretenu à un lieu laissé à l’abandon, où l’incendie et la végétation ont peu à peu effacé les traces d’usage.

Les circulations d’accès sont redessinées pour distinguer le service et le public, sans que les parcours se croisent. Une boucle de service — livraisons, dépôt, parking — dessert l’arrière du bâti et des pavillons, quand les hôtes remontent vers les jardins. Le terrain est redessiné sur la base des archives et adapté à l’usage du projet.


rdc – hall
r+1 – hall

r+1 – salon du petit couvert
r+1 – petit couvert

Au premier étage, Le petit couvert se sert à table par deux, comme le déjeuner de cour pris durant le Grand Siècle en cercle privé. Miroirs et textile ocre en rappellent l’intimité. La carte vient du seul jardin nourricier du domaine.

r+1 – salon de lecture
r+1 – salon de lecture

L’après-midi, trois salons s’enfilent au premier étage: lecture, billard, curiosités, où l’on sert les mignardises du soir. Le salon de lecture, héritier des cabinets du Grand Siècle, ouvre ses alcôves bleues autour de bibliothèque centrale.

rdc – hall
rdc – grand couvert

Le soir, au rez-de-chaussée, Le grand couvert se sert à la française, à la seule bougie, comme au Grand Siècle. Pierre de Vigny et voiles noirs façonnent le clair-obscur. La carte réinterprète le terroir normand. Un dîner d’apparat.

r+1 – couloir vers salon billard + escalier vers appartement du chef
r+2 – laboratoire/cuisine de l’appartement du chef
extérieur jardin arrière – vue depuis les pavillons (Lumipod 8) 
extérieur cour avant – vue depuis le parvis

r+2 – salle à manger de l’appartement du chef
r+2 -chambre de l’appartement du chef

Au dernier niveau loge le chef en résidence, le temps de sa saison. De la cuisine-laboratoire au salon sous charpente d’époque, jusqu’aux chambres sous voile reprenant le baldaquin du XVIIᵉ, éclairées au candélabre. Espace privé.

Deux typologies de sol viennent substituer les sols manquants, dessinées en contraste pour distinguer l’existant du projet.

Le parquet, inspiré des essences locales, revient aux espaces intimes ;

La pierre, reprise de celles déjà présentes dans le bâti, aux espaces d’apparat et de service — dans l’héritage des usages du Grand Siècle

Trois panneaux muraux réversibles inspirés des revêtements du XVIIᵉ siècle restructurent l’espace :

un panneau textile évoquant les tentures décoratives et isolantes un panneau miroir avec une lame de noyer portant un porte-bougie recréant le clair-obscur nocturne et un panneau en pierre inspiré des moellons apparents du château.


Coupe générale du château sur deux niveaux
Plans généraux du château – 1 300 m²