Les trois écrins.
Face à une logique patrimoniale appartenant aux institutions publiques, historiens, archivistes et conservateurs, pourrions-nous aussi, faire patrimoine ?  
Tous ces vestiges, cette archéologie personnelle et intime existent. Aussi naïf, sensible ou poétique soient-ils, comment en faire nos objets patrimoniaux ?  Ce sont les « ateliers du patrimoine », qui fabriquent des écrins sur mesure et unique scellé par une médaille. Déployés dans des établissements publics – musées, hôpitaux, mairies, écoles – nous déposons notre objet dans ces ateliers éphémères et une équipe dédiée s’occupe de sa conservation. 

« Tout n’est pas patrimoine, mais tout peut le devenir »
Michel Melot, Qu’est ce qu’un objet patrimonial ?



Telle une vitrine de musée, placer notre objet dans cet écrin c’est lui assumer, lui donner un caractère patrimonial.


Les écrins renferment respectivement : un parfum de naissance, les outils d’atelier d’un défunt grand père et les clefs d’une vieille maison familiale.

Les coques sont en plâtre moulé et l’intérieur en mousse découpée sur mesure, épousant ainsi la forme de l’objet. Le plâtre se patine, se colore et peut se fissurer avec le temps, portant les traces des manipulations. Matériau souple, la mousse évoque la conservation réservée à l’emballage d’œuvres d’art.


La médaille, tel un sceau de cire, vient lier et fermer l’écrin.  

André Malraux soulignait que le patrimoine peut s’étendre dans des domaines encore non revendiqués. Et que chaque période « voyait » des objets que d’autres ne « voient » pas.


Avec un un mécanisme d’ouverture par pression et traction, la pièce se délie et révèle le contenu progressivement. Elle permet de ne pas tout montrer, de ne pas tout dire.