De tout temps, l’humanité a façonné des espaces pour accueillir, préserver ou magnifier le vivant. Parmi ces architectures du soin et du contrôle, la serre occupe une place singulière. Elle possède une structure fragile, frontière fine entre le dedans et le dehors, la serre raconte une histoire continue, celle de notre désir perpétuel de prolonger la vie en l’extrayant de son milieu. Ce mémoire s’attachera donc à décortiquer le paradoxe ancré dans l’histoire de l’humanité et de son lien profond avec la nature. Il étudiera l’idée du Jardin d’Eden, en passant par un principe de serre dévoyée pour envisager celles de demain.