Autrefois redoutées, les montagnes sont devenues des lieux de contemplation prisés. Cette transformation s'accompagne d'une multiplication de dispositifs architecturaux destinés à organiser l'expérience du sublime. Dans ce contexte d'aménagement croissant, les relations entre architectures d'observation et paysage alpin, et plus globalement entre corps et immensité, constituent les questionnements principaux de ce mémoire.
Sur la base d'analyses historiques, théoriques et d'enquêtes de terrain, il interroge la façon dont ces dispositifs influencent le rapport au sublime des Alpes, entre amplification de l'émotion et appauvrissement par un cadrage trop dirigé. L'enjeu est de comprendre comment aménager des espaces de contemplation qui préservent une expérience sensible du paysage alpin.