Ce mémoire part d’un constat : l’industrie textile ouest-africaine traverse une période de mutation. Face à la mondialisation et à l’uniformisation esthétique dominée par le wax, de nombreux savoir-faire traditionnels disparaissent ou s’effacent. Dans ce contexte, une nouvelle orientation se dessine : le déplacement progressif du textile hors du vêtement, pour investir le domaine du mobilier et de l’espace intérieur. Cette réorientation ouvre un questionnement central : comment ces tissus, porteurs de symboles et de récits, peuvent-ils trouver une temporalité plus durable en habitant nos intérieurs et nos objets ?