Longtemps diabolisée, persécutée et reléguée au rang de mythe, la figure de la sorcière traverse l'histoire occidentale comme le révélateur d'une peur liée au corps féminin, à ses savoirs et à son autonomie.
Ce mémoire retrace son évolution, des chasses aux sorcières à sa réappropriation contemporaine par les mouvements artistiques, féministes et écoféministes. La sorcière y est envisagée comme un corps persécuté, puis réapproprié et enfin réenchanté.
Devenue symbole de résistance, de soin et de réinvention des liens au vivant, elle incarne aujourd'hui un imaginaire critique qui interroge le corps, le pouvoir et notre rapport au monde.