La roue est plus qu’une simple invention mécanique et technique, elle est un paradigme spatial fort. Ce mémoire analyse sa valeur plastique et symbolique afin de comprendre comment elle structure notre rapport au monde qui nous entoure. En traversant les champs de l’art, de la biologie et de la sociologie, l’étude démontre une variation de la figure du cercle : tantôt outil de surveillance et d’autodiscipline (panoptique), tantôt vecteur de liberté (architecture rotative et nomade). En rehaussant le mouvement en principe constructif, « la roue comme moteur de conception » remet en question la rigidité de l’architecture traditionnelle et défend une approche où l’habitat ne cherche plus à figer l’espace, mais à accompagner avec fluidité le mouvement perpétuel du vivant.