À La Réunion, la case créole incarne un savoir-faire vernaculaire façonné par le métissage et l'adaptation au climat tropical. Aujourd'hui, elle disparaît au profit de constructions modernes, tandis qu'apparaît en parallèle un pastiche architectural imitant ses codes formels ( lambrequins, varangues, couleurs ) sans en conserver les logiques constructives et culturelles. Ce mémoire interroge cette pratique : le pastiche est-il un outil de transmission de la mémoire patrimoniale, ou produit il une image figée, décorative et déconnectée du passé qu'il prétend honorer ? À travers l'étude du cas de Hell-Bourg, il s'agit d'analyser la frontière entre héritage vivant et simulacre, et de questionner ce que devient une identité architecturale lorsqu'elle est réduite à sa seule apparence.