Lorsque la chaleur s’installe, la journée ralentit. Les corps se retirent, l’activité se suspend, et la sieste devient un rituel : un temps à part, entre ombre, repos et relâchement. Dans les sociétés méditerranéennes, cette pause structure historiquement la journée comme une réponse directe au climat.
À partir de cette temporalité, le projet s’appuie sur le radassier, de radassa en provençal, signifiant paresser ou se prélasser. Pièce emblématique du mobilier provençal, il devient le point de départ d’une réinterprétation contemporaine de cette typologie du repos.
Le radassier devient alors une infrastructure de la paresse : un dispositif qui encadre et valorise une pause assumée.
Il apparaît comme un antidote au culte de la performance, et donne une forme concrète au droit de ralentir.