Héritier des abris de pêcheurs et des pratiques ouvrières du XIXe siècle, le cabanon marseillais occupe une place singulière sur le littoral méditerranéen. Devenu un lieu de villégiature populaire, il reste chargé de valeurs sociales et symboliques. Ni réelle résidence ni simple abri, il constitue une architecture de l’entre-deux, à la fois spatiale, sociale et territoriale. Ce mémoire analyse les usages, les sociabilités et les modes d’appropriation liés à ces constructions, marquées par leur porosité, leur adaptabilité et une temporalité du loisir. Il étudie les tensions liées à la réglementation, au tourisme et à la spéculation immobilière. Le cabanon apparaît comme un patrimoine vivant, révélateur des enjeux d’accès au littoral et des façons d’habiter des territoires vulnérables.