Le nom Kotel fait référence au Mur des Lamentations, un lieu où l'on vient glisser des secrets dans les interstices de la pierre. C'est cette idée de fragments dissimulés au cœur du mur qui nous a amenés à travailler autour de la mémoire et de ce que l'on choisit de cacher. Nous avons souhaité interroger la bibliothèque comme un espace de transmission. Or, toute transmission possède aussi son envers : on hérite autant des savoirs que des secrets. Cette réflexion nous a conduits vers la notion de l'Enfer des bibliothèques ces espaces où étaient conservés les ouvrages jugés sensibles. La bibliothèque devient alors un objet qui révèle ce que l'on choisit d'exposer tout en dissimulant ce que l'on souhaite préserver. Cette intention se traduit directement dans le principe constructif du projet.