Depuis l’Antiquité, les formes du vivant ont guidé la création humaine. Du Doryphore de Polyclète à l’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci, du dôme de Brunelleschi aux Wvillas de Palladio, l’art et l’architecture ont longtemps cherché dans la nature un ordre à prolonger.
La révolution industrielle a rompu ce lien. La nature devient ressource, territoire à maîtriser. Pourtant, le motif naturel résiste, dans les textiles de William Morris, dans les installations de Giuseppe Penone, comme mémoire fragile d’une appartenance oubliée.
Aujourd’hui, des artistes comme Robert Smithson, Pierre Huyghe ou Tomás Saraceno ne représentent plus la nature : ils créent avec elle. L’art devient alors médiation, un espace où réapprendre à coexister avec le vivant.