L'industrie du luxe écarte entre 25 et 60 % de ses cuirs pour répondre à une quête d'uniformité absolue. Face à ce gaspillage, ce projet propose de repenser la place du rebut pour en faire le point de départ d'une nouvelle matière. Il repose sur une contrainte : le zéro déchet. Les morceaux aux contours irréguliers sont intégralement transformés en lanières afin d'exploiter toute la surface disponible. À l'inverse de la maroquinerie traditionnelle, qui masque la tranche du cuir, les lanières sont assemblées sur chant, mettant en lumière la vérité anatomique de la peau. Cette recherche plastique aboutit à la réalisation d'un sac aux lignes épurées, offrant une totale liberté dans la composition du motif.