Trois constats émergent de l’analyse des territoires de montagne. D’une part, l’essor du bivouac traduit un désir croissant d’habiter la montagne de manière plus immersive, avec une frontière plus poreuse entre l’humain et la nature.
D’autre part, la France compte seulement 150 refuges contre près de 650 en Italie pour une surface de massif comparable, révélant une offre d’accueil plus limitée.
Enfin, le changement climatique transforme profondément les paysages de haute montagne, entraînant parfois l’abandon de certains refuges devenus inaccessibles ou trop dangereux, comme ceux situés autour de la Mer de Glace.
Pensé comme une architecture réversible, chaque refuge s’adapte au milieu qui l’accueille. Quatre typologies ont ainsi été développées pour s’implanter en falaise, en plaine, au bord d’un lac ou au-dessus de la canopée. Chaque refuge est donc démontable et transformable pour en devenir un autre.
Chaque refuge est pensé pour être monté à dos d’homme. La conception est donc optimisée grâce à des systèmes d’emboîtement permettant d’alléger le poids total du refuge.
Le système d’assemblage des refuges permet de remplacer facilement chaque élément endommagé. Les toiles, quant à elles, peuvent être retirées pour être lavées ou remplacées, selon les saisons et les besoins. Cette conception modulaire facilite l’entretien du refuge et prolonge sa durée de vie.


