Inauguré en 1892, le sanatorium Renée-Sabran est devenu un hôpital en 1960. Cette mutation a contraint le personnel à improviser des solutions spatiales, créant un désordre visible dans le bâtiment du Dojo. Ancienne piscine d'eau de mer devenue club de boxe, puis espace de réadaptation sociale dédié aux patients, cet édifice est aujourd'hui congestionné par des aménagements hétéroclites.
Pour répondre aux besoins de l'hôpital, j'imagine une système qui permet de configurer l'espace au rythme des métamorphoses du monde médical : une structure légère en épicéa, métal et lin qui se glisse dans l'existant. Le rythme des fermes de la charpente dessine la trame de cette insertion réversible.
Désormais libéré, l'espace réunit soin et culture en accueillant un théâtre et un atelier.