L’analyse du bâtiment H de l’hôpital Renée Sabran a révélé un lieu de passage aux usages multiples, mais aussi une organisation très cloisonnée. Les fonctions, les parcours et les espaces sont clairement définis, laissant peu de place aux rencontres, aux usages spontanés ou à des lieux de vie partagés au sein de l’hôpital.
Ancien sanatorium maritime, l’hôpital bénéficie d’un cadre exceptionnel entre mer et pinède. Si les espaces extérieurs participent déjà au parcours de rééducation, cette richesse paysagère reste peu présente dans les espaces intérieurs. Le projet cherche à renouer ce dialogue entre architecture, paysage et soin.
Face à ces constats, le projet propose une nouvelle manière d’habiter l’hôpital en développant le concept Vitamine Green. À travers l’herboristerie et les activités qui l’accompagnent, le soin ne se limite plus au geste médical mais devient une expérience quotidienne fondée sur le vivant, le partage et la transmission.
Le concept prend forme à travers la notion d’accumulation, inspirée du séchage des plantes aromatiques. La répétition d’éléments crée des filtres, des épaisseurs et des seuils qui remplacent les limites franches et accompagnent progressivement les usages.
La terrasse s’ouvre sur un jardin en restanques dédié à la culture des plantes aromatiques et médicinales. Pensé comme un prolongement du projet, il permet leur culture, leur récolte et leur utilisation au sein de l’herboristerie, tout en offrant un espace de contemplation et de reconnexion à la nature.
Le bâtiment accueille une herboristerie, des ateliers de transformation, des espaces de pratique, de repos et de convivialité. Cette programmation accompagne différentes temporalités du soin et favorise les échanges entre patients, soignants, visiteurs et habitants.
Trois parois habitées structurent le projet. Elles regroupent des fonctions de rangement, d’exposition et d’usage, tout en créant des transitions entre les espaces. Leur épaisseur permet d’accompagner les parcours sans cloisonner les lieux.


