Ce mémoire est né de mon histoire familiale et du regard que je portais, enfant, sur les mains au travail. Mon arrière-grand-père, artisan ébéniste en Aveyron, travaillait le bois avec passion et humilité. En l’observant, j’ai compris que les mains ne sont pas de simples outils, mais des vecteurs de savoir, de mémoire et de transmission. J’ai souhaité prolonger cet héritage à travers une recherche fondée sur des entretiens menés auprès de neuf artisans et artistes aux pratiques variées : sculpteur, relieur, bottier, céramiste, joaillier et maroquinier. Enfin, un voyage à Essaouira, à la rencontre d’artisans marocains, a enrichi cette réflexion en ouvrant mon regard à d’autres gestes et à d’autres formes de transmission, aujourd’hui.