Plus qu’un simple cosmétique, le parfum apparaît ici comme un art de vivre, un rituel qui inscrit le corps dans l’espace, du boudoir versaillais aux écrans publicitaires contemporains. Ce mémoire retrace le passage d’un parfum ancré dans des pièces dédiées, boudoirs, cabinets de toilette, coiffeuses à un parfum devenu objet nomade, concentré dans le flacon, puis mis en scène par l’image marchande. Au fil de cette traversée, se déploie une histoire du luxe, du design de flacon et des campagnes de publicité qui façonnent les imaginaires olfactifs. La figure féminine y occupe une place centrale : de sujet d’un rituel intime à objet de regard, appréhendé à travers la grille d’analyse d’Erving Goffman.