Face à 'épuisement consumériste, ce mémoire décrypte comment le minimalisme est devenu l'arme de séduction privilégiée des enseignes de mode. En explorant ses origines spirituelles, modernistes et artistiques, il révèle comment une quête sincère de dépouillement a été détournée par le marketing pour offrir l'illusion d'un refuge. À travers l'analyse de Zara, Balenciaga, Lemaire et Muji, l'étude montre que ce « vide » minutieusement scénarisé masque une standardisation des espaces (blanding). Loin d'être une résistance au capitalisme, cette esthétique épurée est un simulacre d'authenticité qui vise à mieux contrôler l'acte d'achat