Pourquoi maintenir et imposer des créations solides, pérennes, en pariant, entre autres, sur l’entretien des futures générations. Quand ces dernières ne voudraient-elles pas imposer leurs propres réalisations ?
Puisqu’elle n’est pas amenée à durer et à être vécue, cette architecture cherche donc à se faire oublier. Pouvant devenir un vague souvenir. En découlerait une rupture mémorielle. Bousculer cette continuité que recherche l’histoire et qu’elle vient, entre autres, puiser dans le pérenne.
Faire trop appel à l’histoire c’est parfois se tourner vers un temps révolu et déconnecté. Ouvrons nos livres d’histoire et nos carnets de références, seulement un temps. Mais n’hésitons pas à les refermer. Si dans sa genèse l’éphémère complétait le pérenne, il s’agirait désormais de le guider.
C’est aussi, dans une société où tout fait traces, tout fait mémoire, chercher paradoxalement à oublier. Cette architecture refuserait d’imposer car consciente qu’elle ne peut suivre toutes les générations et ses usages, en constante évolution.
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