Flora LEICARRAGUE

Source : Collectif Encore Heureux

La question de la réutilisation des édifices existants pour réfléchir à la problématique de transformation d’usage est un enjeu majeur dans le contexte des rénovations urbaines et de la réversibilité de la ville contemporaine. Ainsi la pérennité d’un bâtiment est garantie par son habileté à changer de vie à travers un nouvel usage.

La piscine Molitor Grands Établissements Balnéaires d’Auteuil créée à Paris par l’architecte Lucien Pollet en 1929 est transformée en hôtel, restaurant, bar, rooftop, piscine et spa par l’architecte Jean-Philippe Nuel en 2014.

La valeur d’usage devrait l’emporter sur les autres considérations.
Il n’est d’architecture qu’habitée.

Alexandre Chemetoff, architecte, urbaniste et paysagiste.

Tour Bois le Prêtre à Paris et Projet Grand Parc à Bordeaux des architectes Anne Lacaton, Jean-Philippe Vassal et Frédéric Druot

Le réemploi et l’utilisation de matériaux biosourcés : une démarche d’architecture responsable

Il semblerait qu’en un siècle l’homme a plus construit que lors de tous les siècles précédents. Y aurait-il alors une nécessité cachée à poursuivre une logique de conquête alors que le simple bon sens nous suggère, sans ambiguïté d’adopter une attitude contraire ?

Source : Collectif Encore Heureux – Bilan alarmant sur la situation de nos ressources et de nos déchets – Zoom sur le devenir d’une porte
  A Gand l’équipe de ROTOR investit les docks pour y faire le projet Grindbakken. En observant les lieux, elle constate que certaines traces du passé (mur révélant différents niveaux de remplissage d’une cuve), d’usure (lichen poussant sur le béton) mais aussi des traces d’intervention d’artistes de rue (tag, graff). L’idée leur vient alors d’intervenir de manière discrète et de révéler ces aspects que l’on aurait tendance à effacer. Ainsi, certaines parties de murs sont laissées en l’état et se retrouvent encadrées de peinture blanche recouvrant le reste du bâtiment. Le résultat crée un musée révélant les traces du passé industriel de la ville et démontre qu’il est possible avec très peu de moyens de sublimer un bâtiment plutôt que de se contenter d’une solution de facilité en le démolissant entièrement ou partiellement.

Il faudrait, avant tout projet, inclure le patrimoine comme une alternative dans nos réflexions d’architecte sans pour autant le «fétichiser». Il est temps de faire le deuil d’une idéologie de la table rase et de s’inscrire dans la spirale de durabilité, de flexibilité et de capabilité. Nous devons changer le monde et non plus le fonder.

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