Face à une nouvelle forme de travail hybride exacerbée par la crise sanitaire, comment permettre de travailler depuis chez soi, avec du mobilier adapté, sans empiéter sur la sphère privée ?

Dualité s’ancre à travers l’étude d’un cas concret ; une famille, Yannick, Sarah et leur fille Billie âgée de 4 ans. Vivant en appartement à Paris, elles expérimentent le télétravail depuis le 1er confinement en 2020. Elles ont pu soulever nombres de problématiques rencontrées au quotidien.

Le télétravail, violent, difficile et envahissant a mis en exergue la nécessité de restaurer une véritable coupure entre le professionnel et le privé. S’ajoutent à cela l’aspect intrusif par la visioconférence, entre autre, et le manque de déplacement, ce changement d’état entre vie privée et professionnelle.

Inspirations

Joe Colombo, fauteuil Multichair, B-Line, 1970 /  Joe Colombo, Cellule d’habitation, Visiona 1, 1969 /  Architecture parasitaire, Marcel Lachat, Genève, 1970 /  La roue de travail, Hamster Wheel Standing desk, Eyeo, Cologne, 2017

Recherches

La chaise longue

Chaque élément de mobilier joue sur la dualité “détente / travail”. En basculant vers l’arrière, la chaise longue fait apparaître un bureau, permettant de travailler. Une fois le travail fini, un système de verrous à déclencher permet de faire basculer à nouveau l’élément. Reprenant son statut de chaise longue, l’univers professionnel disparaît alors. 

La chaise haute

La chaise haute joue sur l’idée du déplacement, “aller au travail” ; en montant de quelques marches, le point de vue change, l’arrière plan et le décor également. Une tablette écritoire située côté accoudoir permet de travailler. Une fois la journée finie, l’assise est rabattue, laissant uniquement apparente visuellement la partie cabane située en dessous, permettant aux enfants de jouer, se reposer, se détendre. 

Le paravent mural

Lorsqu’il est fermé et accroché au mur, le paravent offre un aspect décoratif par ses formes graphiques et couleurs fortes. Une fois déployé au sol, il permet de travailler, avec un arrière-plan de couleur chaude, propice au travail, masquant et protégeant l’espace privé (lors de visioconférences par exemple). La hauteur du tissu est adaptée au champ de vision de l’écran d’ordinateur. Des documents de travail peuvent être accrochés. Une fois encore, lorsque la journée de travail est finie, le paravent est fermé et regagne sa place au mur avec un statut décoratif, faisant disparaître l’univers professionnel. 

matériaux

Tissus en coton terracotta et vert pomme, tige d’acier, bois de peuplier

plans techniques

remerciements

Rémy Brazet, Maison Brazet / Valentine Giscard d’Estaing, Yemanja / Barbara Bay, La Fabrique de l’hospitalité / Elsa Leterrier, Agence Faire / Alain Seyfritz, Steelcase / Anaïs Junger, Architecte d’intérieur designer

Groupe BNI, La Sorbonne / Yannick, Sarah & Billie, famille étude de cas / Paul Emilieu Marchesseau, Emilieu Studio / Jean-Baptiste Auvray, Agence Faire / Alexis Markovics, Docteur en histoire de l’architecture

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