Pauline Goumet

L’architecture du MAD est peu lisible : les circulations rendent le parcours complexe et peu intuitif. Nous décidons alors de délocaliser l’entrée actuelle au pavillon Marsan. Cette nouvelle entrée va permettre de redonner sa visibilité au MAD, de créer un véritable signal architectural et de fluidifier les parcours. 

Nous créons deux grands axes dès l’entrée au Pavillon Marsan. Ces deux grands parcours vont permettre de rediriger les visiteurs soit aux expositions temporaires, soit aux expositions permanentes.

Ces circulations débuteront depuis la station de métro Tuilerie-MAD. Depuis cette sortie, le visiteur percevra une première amorce du Musée des Arts-Décoratif. De la même manière qu’il y a des périodes room au mad, comme introduction au musée, nous proposons de créer un period room extérieur dans le jardin des Tuileries. Ce period room exposera du mobilier urbain confrontant plusieurs époques, allant de Hector Guimard, jusqu’aux designers contemporains, tels que les frères Bouroullec.

La ballade du MAD débutant depuis les jardins des Tuileries.

Suite à ce mobilier, le visiteur arrive sur une passerelle surplombant l’avenue du général Lemonier, qui le conduit vers le MAD. Ce signal architectural, qui se déploie dans l’urbanisme se veut comme une continuité de la rue dans le musée. 

Sa structure se compose d’arches et d’un tablier en bois multiples lamellé-collé, qui sera revêtu de plaques de béton fibré, un revêtement qui viendra également habiller le reste de la structure. Des moulures en bronze patiné viennent souligner les arches de la passerelle. La structure du garde-corps en bronze patiné vient soutenir un garde-corps et une main courante en bronze patiné également.

Cette passerelle se déployant devant le musée, est accompagnée d’une nouvelle signalétique qui se devine à travers la façade du MAD.

Le dessin de la passerelle permet de laisser passer la lumière au niveau de la rue et de rendre l’espace traversé aussi agréable en dessous qu’au dessus. Concernant la manière dont on s’attache à la façade existante, nous décidons d’ouvrir les grilles et de créer un passage de la rue jusqu’au niveau 0 du Musée, permettant un accès PMR. La passerelle vient épouser la façade pour arriver au niveau 1 du Musée, et se lie au sol intérieur de l’entrée, que l’on vient surélever.

Cette surélévation du plancher de l’entrée Aile Marsan, permet d’adoucir les pentes dans le parcours, et le revêtement béton du sol crée une continuité de la passerelle de l’extérieur jusqu’à l’intérieur, et se prolonge dans toute la longitudinalité du bâtiment pour avoir plus d’homogénéité dans le Musée.

Après avoir traversé la passerelle, en tant que visiteur, nous nous retrouvons, à l’espace d’accueil dans l’entrée Aile Marsan, face à un comptoir circulaire, qui va permettre de redistribuer les circulations. Si l’on souhaite faire les expositions permanentes, nous sommes redirigés vers les cotés latéraux de L’Aile Marsan, en direction des ascenseurs, qui nous conduiront jusqu’au au 6ème étage. En revanche, si nous souhaitons faire les expositions temporaires, nous sommes redirigés tout droit en direction de la nef, derrière le comptoir.
Vue de l’entrée au Pavillon Aile Marsan

Vue sur le café où l’on peut voir la passerelle en continuité de la nef.

Après avoir traversé la nef, nous arrivons face à une deuxième passerelle, qui nous conduit tout droit en direction des expositions temporaires, qui surplombe le Hall traversant, lui rendu public. Ce hall se veut comme un raccourci entre les jardins des Tuileries et la rue de Rivoli, et la passerelle étant ouverte, ce hall est isolé par des grandes portes vitrées, afin de protéger thermiquement le musée. La passerelle devient ici un véritable signal du musée qui se voit depuis ce passage public.

Après avoir passé cette passerelle, le visiteur se retrouve aux expositions temporaires. Une fois les expositions terminées, il redescend par les escaliers en pierre existants au MAD. Il se dirige vers la sortie, qui devient la même pour tous les visiteurs, qu’ils sortent des expositions permanentes ou temporaires.

Après avoir descendu ces escaliers, il se retrouve face à un espace café pour finir son exposition, où il peut profiter de l’architecture du lieu. Ce café se trouvant dans le hall public, il est ouvert à tous. A droite se trouve la boutique et à gauche, le restaurant Loulou. Il se trouve donc au milieu d’un écosystème de services, pour prendre le temps de terminer son parcours au musée du MAD. Comme nous pouvons le voir, la passerelle devient un véritable signal du musée depuis l’espace public.

Une fois les expositions terminées, les visiteurs se dirigent vers les sorties latérales du hall traversant.

Tout comme la première, cette 2ème passerelle devient un signal permettant de révéler le Mad dans son contexte urbain. Ici s’achève le parcours du visiteur depuis la station de Métro Tuilerie-MAD.

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